Le succès des épiceries-vrac
Pour répondre à ces demandes, les magasins bio qui proposaient déjà de beaux rayons en vrac, développent et mettent en avant cette particularité, qui fait aussi son apparition en grande distribution.
Mais surtout des magasins d’un nouveau type voient le jour : les épiceries en vrac, indépendantes ou regroupées sous l’enseigne Day by day, pionnière en France. Lancée en 2013, Day by day regroupe aujourd’hui 25 points de vente dans lesquels les clients apportent leurs contenants et repartent avec pâtes, céréales, épices, thé ou produits d’hygiène. De nombreux produits sont bio, l’origine France est privilégiée et dans tous les cas, le client est informé de façon transparente.
Localement, de nombreux projets d’épicerie proposant des produits en circuit court et sans emballage naissent un peu partout dans l’hexagone, souvent financés grâce au crowfunding par de futurs clients hyper-motivés. On peut citer les précurseurs : La recharge à Bordeaux, depuis 2014, O’bocal à Nantes ou encore La bonne pioche à Grenoble.
http://www.la-recharge.fr/
http://www.obocal.com/
http://www.labonnepiochegrenoble.com/
Une façon moderne de réinventer le commerce de proximité…
Quelle réponse des enseignes ?
Face à cette tendance émergente qui, comme les précédentes, va infuser progressivement au sein d’une partie de la société, le pire serait l’incompréhension et l’immobilisme. Au contraire, il est indispensable d’être à l’écoute, d’informer et d’accompagner concrètement les consommateurs demandeurs.
La première chose à faire est d’informer les vendeurs et commerciaux de cette demande éventuelle de certains clients, et de les préparer à y répondre. Un client qui apporte son sac à la boulangerie ou au supermarché est devenu la norme, pourquoi s’étonner qu’il demande à ce qu’on n’emballe pas ses fleurs ? Pourtant certains clients se plaignent d’avoir été très mal reçus lors de ce type de demande, qui leur semble pourtant relever du simple bon sens.
Il est vrai que l’emballage étant utilisé comme support marketing, les enseignes ne voient pas forcément cette évolution d’un bon œil. C’est donc une remise en question à laquelle nous invitent ces clients précurseurs. Ecoute et respect de l’engagement du client sont évidemment un préalable. Il faut ensuite s’adapter à sa demande dans la mesure du possible, règle de base du commerce ! S’il existe des contraintes réglementaires s’opposant à la satisfaction de sa demande, un peu de pédagogie et un certain volontarisme seront appréciés. En résumé, au lieu de répondre « Ah non, je suis obligé par ma direction, vous ne pouvez pas partir sans l’emballage à nos couleurs », préférer :
« Oui je comprends votre demande, nous sommes sensibles à la protection de l’environnement, nos emballages sont éco-conçus pour cette raison, l’idéal serait de les supprimer totalement. La réglementation (hygiène par exemple pour l’alimentation) nous l’empêche, mais ça va forcément évoluer. En tout cas, on est pour ! ».
Autrement dit, il est toujours souhaitable d’accompagner le changement des habitudes au lieu d’y résister. Voici quelques exemples :